Elle gambade entre les cailloux
Au Mont Gerbier de son enfance
Avant d’être près de chez nous
Le plus beau fleuve de notre France
Ma Loire
Quand elle a épousé l’Allier
Et c’est pour ça, cré nom de nom
Qu’elle fit un bec pour l’éviter
Elle a failli perdre son âme
Dans des barrages inutiles
Et ne plus être sauvageonne
Mais à jamais plate et docile
2 Jadis elle abrita des rois
Qui parsemèrent des châteaux
Belles demeures, comme il se doit
D’la Duchesse Anne à Chenonceau
Et une foule de manants
Dans les campagnes abandonnées
Oh, nostalgie d’un autre temps
Te souviens tu de ton passé ?
3 Elle accueille de tous côtés
Petits ruisseaux, maintes rivières
Qui finissent par l’engrosser
De milliers d’îles et sablières
Si parfois elle quitte son lit
C’est pour mieux dire qu’elle est vivante
Lorsqu’elle embrasse Villandry
Vient visiter les rues de Nantes
4 Villes et bourgades par centaines
Semées au fond de sa vallées
Vins et tourisme et porcelaine
Bâtissent ensemble sa renommée
Les mariniers et leurs gabares
Au fil de l’eau et des affaires
Font sans conteste son histoire
Jusqu’aux bateaux de Saint-Nazaire
Le rythme et l’allant de son cours
Et célébrer les soirs d’été
Le doux refrain de nos amours
Lorsqu’ à la fin de son voyage
Elle vient s’offrir à l’Océan
Jolie naïade d’un autre âge
Dans le feu d’un soleil couchant

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